Dimanche 27 novembre 2011
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Il y a bien trois semaines que j'ai reçu ce très beau texte, après la lecture de Vincent Aubert pendant l'expo. J'aime toujours autant les allers-retours entre
modes d'expression, l'un suscitant l'autre, l'autre nourrissant l'un, comme un sac et ressac sur les rives de la création.
Il paraît qu'il n'est jamais trop tard pour bien faire… Voici ce texte:
- Mensonge du Marbre érigé
- le diamant se consume dans la cheminée
- l’arc traîne distendu
- près la petite porte
- grand trou noir
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- Une cloche sonne au lointain
- on est sur terre
- je ne veux pas des plumes de l’archange
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- Le traducteur arrive englué de vernis
- le peintre se présente à petits pas
- un visiteur l’épingle
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- Les feux se croisent
- la lune se couche sur une toile
- tandis que les chasseurs lancent leurs javelines
- la montagne s’agenouille à nos pieds
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Fidèle Jalouse, la chienne, veille sur sa portée
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l’artiste est étendue sur la table
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entre le mur et la fenêtre
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Elle est belle
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chavirant sans cesse
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sous les vapeurs de tango
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Son compagnon se déchausse
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devant la porte sans cadre
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et moi qui mange
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en silence
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à l’ombre du figuier
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Marie Babel
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Par Annik
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Publié dans : Echos
Lundi 7 novembre 2011
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J'inaugure avec cet article une nouvelle rubrique.
A l'occasion de l'exposition à la pinacothèque qui a lieu en ce moment, je me délecte des
échos que mon travail suscite chez ceux qui le regardent.
Cette rubrique aura pour objet de faire part de ce que je reçois dans ce cadre sous forme de concert, lecture, ou venant d'ailleurs par écrit, sur la toile, puis
par la suite des autres résonances qui auront lieu.
Répondant à mon désir de communication, ces échanges me sont très précieux, et sont en quelque sorte l'aboutissement du geste de création – sans quoi il reste
un borborygme inouï, autiste. Les échanges directs avec les spectateurs de mon travail me sont eux aussi très chers, mais gravés en
moi intransmissibles.
Par ordre chronologique, voici d'abord un clin d'œil à mon travail sur le blog d'une poétesse, "Ombres contre vents", dont je reproduis ici les mots, en lien avec cette aquarelle déjà publiée:
"Que cherchais-tu à travers tes doigts de transparence, rares,
légers comme brise d'été.
Naissait une valeur d’herbe tendre
ton regard agrandi caressait le soleil apprivoisé. "
(HS)
Merci pour ces mots, Hélène!
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Par Annik
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Publié dans : Echos