Ecrits à l'œuvre #6
Je me méfie comme de la peste de l'esthétique: le beau, le caractère, l'écriture, le su, le vu et le connu – bien que j'y succombe lorsque je baisse la garde…
Comme un édredon douillet, ils me prémunissent de l'esthesis, du sentir, qui seul me permet d'accéder à un geste chargé de sens.
Lorsque j'accepte l'esthesis, la pulsion motrice au lieu d'être guidée par ma mémoire, la forme est générée de l'intérieur, sans autre intervention de l'œil que celle de placer ma main au bon endroit; ainsi la trace parle.